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Puis-je facturer une prestation en plus de mes droits d'auteur ?

🗓️ À jour au septembre 2026📐 Chiffres millésime 2026.3.0
Sources officielles

Tu es artiste-auteur, mais tu ne fais pas que céder des droits. Tu animes un atelier, tu donnes un cours, tu fais une conférence, tu acceptes une commande qui mélange création et prestation. Et la question tombe : « est-ce que je peux facturer ça sous mon statut, ou est-ce que je dois créer autre chose ? » Bonne question — la réponse n'est ni « oui » ni « non », c'est « ça dépend de quoi et jusqu'où ».

D'abord : une prestation n'est pas un droit d'auteur

Poser ça au clair évite la plupart des erreurs. Céder les droits d'un texte ou d'une illustration, c'est du droit d'auteur. Animer un atelier, donner un cours, faire une conf, c'est une prestation — un service que tu rends, pas une œuvre que tu cèdes.

Deux natures différentes, donc a priori deux cadres différents. Ta création relève du régime artiste-auteur ; ta prestation, elle, n'y entre pas automatiquement.

Mais il existe une passerelle : les activités accessoires

Ce serait absurde qu'un illustrateur doive monter une structure séparée pour un seul atelier par an. Le régime l'a prévu : certaines activités accessoires, proches de ta pratique artistique, peuvent être rattachées à ton régime d'artiste-auteur — dans des limites précises.

Le mot clé, c'est limites. Il existe un plafond au-delà duquel ces revenus accessoires ne peuvent plus être rattachés au régime AA et basculent dans un autre cadre. Le montant exact de ce plafond évolue, et je ne vais pas te réciter un chiffre qui serait faux dans six mois : tu le vérifies auprès de l'URSSAF Artistes-auteurs pour l'année en cours. Ce qui compte à retenir : la passerelle existe, mais elle a une largeur, et la dépasser change ton cadre.

Où ça bascule

La qualification dépend finement de la nature de ta prestation et de son volume. C'est typiquement un point où deviner coûte cher et où un expert-comptable te dit, en connaissant ton cas, de quel côté de la frontière tu te trouves.

Le réflexe

Ne mélange pas tout sur une même note en espérant que ça passe. Sépare mentalement — et sur le papier — ce qui est cession de droits (note de droits d'auteur) de ce qui est prestation (facture, sous le bon cadre). Tenir les deux compteurs distincts, c'est ce qui te permet de savoir où tu en es par rapport au plafond, et de ne pas découvrir trop tard que tu as changé de régime sans le vouloir. La clarté aujourd'hui, c'est la tranquillité au moment de déclarer.

Questions fréquentes

J'anime un atelier payant, c'est un droit d'auteur ?

Non : animer un atelier, donner un cours ou une conférence est une prestation, pas une cession de droits d'auteur. Mais certaines activités accessoires, proches de ta pratique artistique, peuvent être rattachées à ton régime d'artiste-auteur dans des limites précises. Au-delà, elles relèvent d'un autre cadre. La frontière et les plafonds se vérifient auprès de l'URSSAF.

Y a-t-il une limite à ces activités accessoires ?

Oui, un plafond encadre les revenus accessoires qu'on peut rattacher au régime artiste-auteur. Le montant exact évolue et se confirme auprès de l'URSSAF Artistes-auteurs pour l'année en cours — on ne te donnera pas ici un chiffre qui pourrait être faux demain. Au-delà du plafond, l'activité bascule dans un autre régime.

Comment facturer ma prestation, alors ?

Si la prestation se rattache à ton régime d'artiste-auteur comme accessoire, elle suit ce cadre ; sinon, elle relève souvent de la micro-entreprise, avec une facture classique. Comme la qualification dépend de la nature exacte de ta prestation, c'est un point à caler avec ton comptable plutôt qu'à deviner.

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Pourquoi ce truc existe

URCHAF existe parce que tu es artiste-auteur, pas comptable.

Ton métier, c'est de créer. Le précompte, l'IRCEC, l'abattement de 34 % puis la majoration de 15 % qui vient juste derrière : ce n'est pas ton métier, c'est le mien. Tu ne devrais pas avoir à devenir comptable pour avoir le droit d'exercer le tien.

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